« Smarra ou les Démons de la nuit » plonge le lecteur dans une experience de rêve et de terreur, racontée comme une confession. Dans le Prologue, Lorenzo retrouve enfin Lisidis a Arona, au bord du lac, et croit voir s'éteindre les nocturnes terreurs qui troublaient son sommeil. Mais a mesure que la nuit avance, l'esprit bascule dans cette « vie nocturne » faite de tableaux, de voix, d'illusions et de prestiges. Le Récit transporte alors la conscience dans une Thessalie imaginaire, terre de magiciennes : Lucius erre pres du Penee, franchit Larisse, et se retrouve entraine au coeur de scenes ou se mêlent banquets, apparitions et menaces. Il y rencontre Polemon, l'ami mort dont la presence revient hanter ses nuits, et assiste au déploiement d'un univers gouverne par les sorcières. Au centre du cauchemar, la magicienne Meroe invoque et libère Smarra, monstre favori charge de tourmenter la victime : un supplice d'angoisse, de visions et d'étau, jusqu'à l'épuisement. La tension culmine lorsque les illusions se brisent : le narrateur se retrouve éveille, et le décor des songes, palais, esclaves, fetes, s'efface devant une scene de deuil et de mort : Polemon ne respire plus. Dans l'Epilogue, retour brutal au reel : Lisidis parle, rappelle le jour de leur mariage, l'ile Belle, la maison d'Arona, le soleil levant et les brises du matin. Reste l'épreuve : la peur d'un sommeil qui recommence, et la promesse de veiller l'un sur l'autre avant que le mal soit parvenu jusqu'à son coeur.
Smarra ou les Démons de la nuit